29 mai 2017

LE CHAUFFAGE AU BOIS

LE CHAUFFAGE AU BOIS

En France, la forêt couvre quinze millions d’hectares, soit 28 % du territoire national.

chauffage au bois

L’accroissement naturel de nos forêts représente un volume de 87 millions de mètres cubes chaque année.

L’exploitation forestière permet de récolter une partie de cette masse végétale. Elle assure également l’entretien des boisements et la régénération des peuplements âgés.

Le bois, une énergie renouvelable ?

Tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas l’accroissement naturel de la forêt, la ressource est préservée. On peut alors dire que le bois est une énergie renouvelable.

Les énergies renouvelables (hors hydraulique) fournissent à notre pays plus de dix millions de tep (tonnes équivalent pétrole. Le bois en assure à lui seul neuf millions, ce qui représente 4 % de la production totale d’énergie. Ceci en fait la deuxième énergie renouvelable après l’hydraulique

Le rendement de votre appareil de chauffage dépend des caractéristiques du combustible. Hêtre ou épicéa, bois sec ou humide, tout cela joue dans les performances de votre chaudière ou l’encrassement de votre poêle.

Pour bien chauffer, trouver la bonne essence

Les essences de bois sont classées en deux grandes familles selon leur densité :

  • les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyer, fruitiers, etc.);
  •  les résineux et feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule, etc.).

Les feuillus durs sont les plus appréciés pour le chauffage domestique, à l’exception du châtaignier qui éclate en brûlant. Les feuillus tendres et les résineux brûlent plus vite. S’ils sont mal stockés, ils se dégradent rapidement. Les résineux sont néanmoins appréciés pour leur montée rapide en température.

Pour bien brûler, évitez le bois humide

La combustion de bois humide est déconseillée :

  • pour des raisons environnementales : la combustion d’un bois « vert » libère beaucoup de substances polluantes ;
  • pour des raisons économiques : un bois humide fournit environ deux fois moins d’énergie qu’un bois séché ;
  • pour des raisons pratiques : les appareils performants n’atteindront pas leur puissance nominale avec du bois frais. Le matériel s’encrassera plus vite et risque de se détériorer.

Pour bien sécher, sachez stocker

Le mieux, c’est à l’extérieur, sous un abri bûcher ou sous une bâche en laissant les côtés ouverts.

Temps de séchage optimal pour obtenir un bois sec à 20 % d’humidité

Sous
abri

Bûches de 33 cm en quartier

15
mois

Bûches de 33 cm en rondins

17
mois

A
l’air libre

Stère en quartier de 1 m

18
mois

Stère en rondins de 1 m

Plus
de 24 mois

Pour être tranquille, pensez au label !

La marque « NF Bois de chauffage » vous garantit un bon niveau de performance du bois que vous achetez dans certaines surfaces de vente.

QUEL APPAREIL CHOISIR ?

  • Installer un insert. Sa taille et sa géométrie dépendent de l’ouverture et de la disposition de la cheminée
  • Équipez votre conduit de fumée avec un foyer fermé (ou un poêle). Si votre cheminée n’est pas déjà installée.

Ces appareils répondent à un cahier des charges précis et permettent une réduction substantielle de votre dépense annuelle de chauffage.

Les poêles à bûches de conception moderne :

  • Les poêles en acier et fonte ont un rendement assez élevé à régime normal, plus faible au ralenti. Leur autonomie est raisonnable, mais leur inertie thermique est relativement limitée.
  • Les poêles en fonte et matériaux réfractaires ont des rendements élevés, des émissions faibles et une autonomie importante. Ils bénéficient d’une inertie thermique importante. Plus coûteux, ce sont aussi les plus performants

COMPAREZ LEUR PERFORMANCE !

Le passage d’un rendement de 50 % à un rendement de 70 % permet d’économiser près de 30 % de bois. Pensez-y si le coût d’un appareil très performant vous fait hésiter : il sera plus économique à l’usage.
L’ADEME préconise l’utilisation d’équipements performants, avec un rendement d’au moins 60 % et des émissions réduites.

INSTALLEZ UN CHAUFFAGE CENTRAL AU BOIS

Comparez le rendement des chaudières au bois :

Les gages d’un bon usage : pose et entretien :

Vous avez choisi le matériel qui convient à vos exigences. Mais même un bon équipement peut s’avérer décevant s’il est mal installé ou mal utilisé.

Une pose défectueuse peut être à l’origine d’un mauvais fonctionnement voire d’incendies, compte tenu des températures élevées que peuvent atteindre les composants de l’appareil.

Un manque d’entretien peut lui aussi représenter un danger et diminuer les performances de l’appareil.

Offrez un bon conduit aux fumées.

La qualité du tirage est primordiale pour le bon fonctionnement d’un appareil de chauffage au bois. Elle dépend :

du raccordement de l’appareil au conduit de fumée.

Il faut éviter les coudes à 90° et les portions horizontales supérieures à un mètre. Il faut prévoir une isolation et un démontage facile pour les nettoyages;

des caractéristiques du conduit :

  • une bonne isolation thermique ;
  • une hauteur suffisante et un débouché correct au-dessus du toit (dépassement du faîtage d’au moins 40 cm) ;
  • une section convenant à l’appareil raccordé ;
  • un profil régulier sans changement brutal de section ni de direction ;
  • une bonne étanchéité ;
  • une trappe de ramonage accessible.

Faites ramoner vos cheminées

Les conduits de fumées doivent être ramonés au moins deux fois par an. C’est primordial pour votre sécurité, et c’est obligatoire ! Et à chaque fois, demandez un certificat de ramonage.

Attention ! un ramonage chimique ne remplace pas un ramonage mécanique.